Marie-Claude Rondeau et Olga Ouelette

Marie-Claude Rondeau et Olga Ouelette

 

 Le retour au travail suite à une absence prolongée

pour cause de maladie professionnelle,
peut exiger beaucoup d’énergie pour la personne.
Or, le niveau d’énergie est dynamique et unique à
chaque individu. Voici comment s’y retrouver.

Voici comment s’y retrouver

Reconnaitre la valeur énergétique de nos actions dans notre
quotidien est l’élément de base pour parvenir à retrouver
un niveau d’énergie fonctionnelle. Il est impossible de
rationaliser ou de marchander notre niveau d’énergie. Celui-ci
s’inscrit à l’intérieur de nous, dans ce que nous ressentons tout au
long de nos actions, de nos pensées et de notre journée.
L’énergie attribuable à nos actions dépasse la question physique.
L’émotion ressentie qui accompagne une activité déterminera
si celle-ci évolue dans une dépense, une neutralité ou un
gain. L’action de se reposer peut être vécue par certains comme
une dépense d’énergie si cela s’accompagne d’une charge émotive
négative, découlant, par exemple, de la culpabilisation de ne pas
faire ce qui devrait l’être.
Une analyse de nos émotions à travers nos actions amène, par
le biais d’un processus d’acceptation et de deuil de sa condition,
un nouveau regard qui permet à la personne de se responsabiliser
par rapport à l’amélioration de sa santé et de son mieux-être.

Avant le retour au travail

Lorsque le niveau d’énergie est bas, il est important de prendre
le temps d’évaluer le déroulement de ses journées et de comprendre
pourquoi il en est ainsi. C’est un peu comme nous
ferions avec la gestion d’un compte en banque.
Les personnes en arrêt de travail avec un faible niveau d’énergie
sont confrontées à la non-accessibilité de leur motivation intrinsèque
et les activités quotidiennes même celles qui semblent
banales telles que : faire sa toilette, faire les courses, l’entretien
de la maison, s’occuper des enfants, etc., demandent un effort
surhumain. La personne devra être créative afin de s’ajuster aux
situations qui se présentent à elle. Afin de favoriser un ajustement,
elle devra reconnaitre et tenir compte des facteurs sur
lesquels elle a du pouvoir afin d’ajuster ses ressources et ses capacités
tout en reconnaissant ses limites. Par exemple, au lieu
d’éviter d’aller faire des courses, de peur d’être trop vidée de son
énergie, la personne gagne à adapter certains facteurs tels que
la durée de la sortie et prévoir un transport qui respectera son
niveau d’énergie. De plus, la personne peut informer les gens
qui l’accompagnent de sa réalité afin que ceux-ci deviennent des
alliés dans la modification du déroulement. Si la présence des
foules est problématique, il est possible de prévoir l’heure et le
choix de l’endroit en fonction de l’achalandage.
L’important est de vivre chacune de ses expériences comme un
moyen de s’évaluer et de se réajuster afin de retrouver sa motivation
intrinsèque, augmenter son niveau d’énergie et redevenir
compatible à un retour au travail et de transposer ses mêmes
outils lors du retour à l’emploi.
L’art d’ajuster et de prioriser ses actions permet à la personne
de remplir à nouveau son réservoir d’énergie en fonction d’une
satisfaction personnelle et ainsi reconnaitre son plein potentiel
quant à la conduite de sa vie. Cette étape fondamentale permet
de reprendre confiance dans nos habiletés en vue d’une progression
vers un retour au travail durable.

banniere

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