L’achat d’une propriété est un stress considérable pour le commun des acheteurs. Voici quelques trucs pour faire l’acquisition d’une nouvelle propriété.

Plusieurs seront d’accord, l’achat d’une propriété est un stress considérable pour le commun des acheteurs. Quelques trucs pour mettre toutes les chances de son côté… et donner la confiance nécessaire pour foncer avec assurance!

« Être un bon acheteur, ça s’apprend ! » Me Jocelyn Langlois, notaire, est formel : pour obtenir la maison de ses rêves à bon prix, l’acheteur doit d’abord faire ses devoirs afin de maîtriser le marché immobilier du secteur qui l’intéresse.

Commencez à visiter des propriétés de six mois à un an avant le moment où vous prévoyez acheter et mettez-y du sérieux, conseille ce spécialiste des transactions immobilières. « Comparez l’état des propriétés, les prix, les superficies, les services offerts dans le quartier. Il faut en voir beaucoup afin d’éviter que les facteurs émotifs l’emportent sur le rationnel au moment de la négociation. »

La p’tite gêne

Une fois que vous avez déniché la perle rare, le premier conseil important est d’éviter de vous montrer trop enthousiaste. « L’idée est de se rendre sympathique auprès du vendeur, dit Jacques Gobeil, directeur des services-conseils en habitation chez CAA-Québec. Il y a une gamelle pour chien dans la cuisine ? Engagez la conversation sur les animaux ! C’est toujours bénéfique quand une confiance s’installe entre les deux parties. » Si vous êtes véritablement intéressé, faites savoir au propriétaire que vous aimez son logis, renchérit Jocelyn Langlois.

Profitez aussi de la visite pour poser une multitude de questions au vendeur. Pourquoi se défait-il de sa propriété ? « Plus vous en saurez sur lui et sur ses intentions, meilleure sera votre position de négociation, dit le notaire. Dans un cas de divorce, par exemple, il aura peut-être intérêt à conclure la transaction rapidement, quitte à accepter un prix moindre que celui qu’il demande. »

Des outils

À quel prix établir la promesse d’achat ? Faut-il rester près du prix demandé ou proposer un montant substantiellement moindre afin de prévoir une marge de manœuvre ? « Consultez d’abord le rôle d’évaluation foncière de la municipalité pour connaître la valeur foncière, suggère Jacques Gobeil. Comme la valeur marchande est généralement plus élevée, il s’agit d’un prix plancher : si vous proposez un montant basé sur la valeur foncière, vous limitez vos chances. »

 

Par ailleurs, moyennant des frais de 1 $ par consultation, vous pouvez aussi retracer l’historique des transactions de la propriété en consultant le registre foncier du Québec. Ainsi, si le propriétaire a payé sa propriété 100 000 $ il y a deux ans mais en demande le double, vous n’aurez pas envie d’être le poisson au bout de la ligne…

 

Tout doux

Si vous croyez que le prix demandé est trop élevé, Jocelyn Langlois recommande d’exposer des arguments solides, en toute bonne foi. « Montrez que vous avez fait vos devoirs. Par exemple, indiquez que vous savez que telle maison du quartier, de telle superficie et en bon état, s’est vendue à un prix moindre. Établissez des comparaisons raisonnables. »

 

Ultimement, le vendeur doit aussi trouver son compte dans la transaction, poursuit Jacques Gobeil. « S’il vous sent intransigeant, il peut balayer votre offre du revers de la main. Mais si vos arguments sont convaincants, il sera peut-être tenté de se rapprocher de votre prix. »

 

Une fois la promesse d’achat acceptée, les spécialistes suggèrent de faire inspecter la maison ou l’appartement, ce qui vous permettra de négocier à nouveau le prix de vente si des travaux coûteux s’imposent.

 

Coup de cœur ou pas, il faut savoir respecter son budget, conclut Jacques Gobeil. « Les banques peuvent octroyer un prêt dont le montant dépasse votre véritable capacité de payer. Ne vous embarquez pas dans cette galère ! »

(article issu du journal les Affaires)

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